6 juin 2026. Dans une tribune collective publiée par le média Figaro-Vox, différents dirigeants d’importantes structures représentants dans l’Hexagone les détaillants en appellent à l’État pour agir contre tous les marchés parallèles. Cette belle unanimité s’est faite autour d’un thème commun : « Si les puffs ou les cigarettes de contrefaçon occupent régulièrement l’espace médiatique, ils ne sont que la partie visible d’un phénomène bien plus vaste. Partout sur le territoire, fleurs, fruits et légumes, produits carnés, biens alimentaires ou non alimentaires sont vendus à la sauvette ou via des circuits informels. »
Les sept présidents signataires étaient : Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes ; Philippe Alauze, président de la Fédération des buralistes Paris IDF ; Pierre Bosche, président de la Confédération des commerçants de France (CDF) ; Farell Legendre, président de la Fédération française des artisans fleuristes (FFAF) ; Rémi Machard, président du Syndicat national du commerce de l’antiquité, de l’occasion et des galeries d’art (SNCAO-GA) ; Christel Teyssèdre, présidente de Saveurs Commerce ; et, enfin, Alexis Roux de Bézieux, président des Épiciers de France.
Selon la Tribune : « Le vote au Sénat – en mai 2026 – du projet de loi Ripost a constitué une première avancée importante, avec notamment le recours à des techniques spéciales d’enquête pour des infractions relevant de la criminalité organisée, dans le cas d’exploitation de vente à la sauvette et le durcissement de certaines peines. Ces avancées devront toutefois être confirmées par l’Assemblée nationale. Mais elles ne pourront constituer qu’une étape. Il est indispensable de continuer à renforcer les moyens d’intervention à l’échelle locale, notamment par l’octroi de pouvoirs de saisie ou de confiscation aux polices municipales, absents du projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres, ainsi que par la création de brigades spécialisées dans les zones les plus exposées, un renforcement des contrôles sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et, enfin, un ciblage accru des grossistes complices et des organisations structurées, sanctionnées à la hauteur des profits générés. »
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Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes et Philippe Alauze, président de la Fédération des buralistes Paris Île-de-France