31 mars 2025. La filiale française du cigarettier britannique Imperial Brands a publié un communiqué répondant à une résolution sur le tabac déposée à l’Assemblée nationale par le député Horizons de Seine-et-Marne, Frédéric Valletoux. Ce dernier s’en prend directement à l’industrie et demande la mise « en place des quotas de livraison de tabac par pays, fondés sur la consommation domestique » et réclame un renforcement des « contrôles de la chaîne logistique à travers l’instauration d’un système de suivi et de traçabilité indépendant ».
Selon le communiqué d’Imperial Brands-Seita :
« – Non l’industrie du tabac ne triche pas et ne contourne pas la réglementation française ! Le marché parallèle du tabac explose en France à cause de politiques de santé publique qui ont créé toutes les conditions pour que le fumeur français ne quitte pas le tabac mais quitte le réseau des buralistes pour aller s’approvisionner ailleurs !
– Non la contrebande et la contrefaçon ne sont pas une vue de l’esprit de l’industrie du tabac ! Le marché illicite de tabac représente plus de 4 cigarettes sur 10 fumées en France !
– Non l’industrie du tabac n’invente pas le phénomène de la contrefaçon des cigarettes ! Sept usines clandestines de cigarettes ont été démantelées en France ces 24 derniers mois et 13 autres usines clandestines (dont une partie de la production était destinée à la France) ont été découvertes chez nos voisins belges depuis le 1er janvier 2024 ! C’est bien plus que tous les sites de production réunis des fabricants historiques en Europe !
– Non l’industrie du tabac n’entretient pas l’opacité du marché du tabac ! Au contraire, elle finance sa transparence conformément aux exigences du droit européen avec le système de Track and Trace qui permet de tracer les produits du tabac depuis leur lieu de production jusqu’au lieu de vente.
– Non l’industrie du tabac n’a aucun intérêt à développer le marché transfrontalier quand cela se fait au détriment de son activité française. Le commerce transfrontalier détruit de la valeur. Pourquoi, même au niveau européen, nous réjouir d'un phénomène qui détruit notre propre activité ? En tant que fabricant et metteur sur le marché, notre principal concurrent est le marché illicite. »
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Frédéric Valletoux, ex-éphémère ministre de la Santé (de février à septembre 2024, soit pendant sept mois) et actuel député Horizons de Seine-et-Marne
Lire le communiqué Imperial-Seita
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