3 juin 2026. Suite à la publication annuelle du rapport du cabinet KPMG, commandé par Philip Morris International, la filiale française de ce cigarettier a publié un communiqué, qui précise : « C’est un basculement inédit. En 2025, pour la première fois, plus d’une cigarette sur deux consommée en France ne provient pas du réseau légal des buralistes, soit 26,54 milliards de cigarettes. Une hausse de 5 points sur un an, privant désormais l’État français de 10,4 milliards d’euros de recettes fiscales. »
Selon le communiqué de PMF : « En 2025, près de 21 milliards de cigarettes illicites ont été consommées en France, en hausse accélérée de 9%. C’est maintenant trois fois plus qu’au Royaume-Uni et dix fois plus qu’en Belgique. La France occupe ainsi une place à part en Europe : à elle seule, elle concentre près de 40% des volumes illicites consommés dans les 38 pays européens analysés par le rapport. Autre enseignement majeur du rapport : la contrefaçon est en hausse de 24% en volume, elle s’impose comme l’un des principaux moteurs du marché illicite. En France, une cigarette sur cinq consommée est désormais contrefaite, soit près de 10 milliards de cigarettes. C’est un niveau quatre fois supérieur à la moyenne de l’Union européenne. Pour la première fois depuis le lancement du rapport il y a vingt ans, les volumes de cigarettes de contrefaçon et de contrebande atteignent des niveaux comparables. Ensemble ils représentent 41,5% de la consommation totale de cigarettes en France contre 11,9% en 2006. En moins de vingt ans la part de l’illicite a été multiplié par trois et demi. »
Pour Xavier Puech, président de Philip Morris France SAS : « Les efforts déployés pour accompagner les fumeurs à sortir de la cigarette et parvenir à un monde sans fumée se heurtent à une réalité : la monté en puissance de circuits parallèles, structurés, agiles et difficiles à contrôler. Cette progression de l’illicite révèle aussi les limites des politiques de santé publique, encore insuffisantes pour aider efficacement les fumeurs à sortir de la cigarette, notamment en les orientant vers des alternatives sans combustion économiquement compétitive. Sans renforcement des mécanismes de contrôle, notamment en ligne, et sans approche globale alliant réglementation, information et accompagnement, ces réseaux criminels continueront de prospérer dans l’impunité au détriment des 12 millions de fumeurs adultes français. Miser essentiellement sur la fiscalité, c’est ignorer la réalité du marché : chaque hausse de prix alimente l’illicite, chaque interdiction crée une nouvelle opportunité pour ces réseaux. Il faut agir vite, faire évoluer le cadre législatif, avec des sanctions réellement dissuasives – alignées sur celles des trafics de stupéfiants – et des pouvoirs renforcés pour les forces de sécurité et des collectivités afin de mieux contrôler les réseaux impliqués. En parallèle, un Grenelle de la nicotine doit redonner toute leur place aux alternatives sans combustion, comme levier structurant de la lutte contre l’illicite. Il en va de l’efficacité de la lutte contre ces réseaux et de la protection des consommateurs et de nos concitoyens »
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Xavier Puech, président de Philip Morris France
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