16 juin 2026. Le ministère de la Culture a publié une étude dont une partie évoquait le marché de la presse écrite en l’évaluant à 4,2 Md€ en 2024, contre 4,5 Md€ en 2023, soit -6,67% en un an et, pour rappel, dix ans auparavant ce segment était évalué 5,5 Md€. L’enquête établit donc une baisse significative qui s’explique grandement par « une forte évolution des usages des citoyens vers le numérique provoquant, d’une part, la baisse du nombre d’exemplaires vendus sans augmentation équivalente des revenus de la presse numérique et, d’autre part, par la baisse des recettes publicitaires au profit des plateformes numériques ».
Selon l’enquête du ministère de la Culture « Chiffres Clés 2025 de la culture et de la communication » : « En 2024, on estime que l’ensemble Google, Amazon et réseaux sociaux, capte 74% des parts du marché de la publicité numérique, un marché en progression annuelle de 14%, à 11 milliards d’euros. […] Le nombre de titres de quotidiens d’information générale et politique nationaux et locaux est passé de 203 titres en 1946 à 59 titres en 2025, avec la disparition d’une centaine de titres régionaux au cours de la période. La dernière décennie enregistre 15 titres en moins, portée par la disparition des titres gratuits, tandis que le nombre de titres de presse quotidienne nationale d’information générale nationale (Le Monde, Le Figaro, Libération, L’Humanité, La Croix…) reste stable. Les ventes par abonnement représentent près de la moitié (48%) de la diffusion totale, les ventes au numéro un quart (24%), le reste concernant les services gratuits. Les invendus représentent encore un cinquième du tirage annuel total (20%). […] En 2023, on compte près de 5 200 titres de presse (quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle et magazine confondus), dont 120 titres quotidiens, 650 hebdomadaires, 1 390 mensuels et 2 850 trimestriels (respectivement 2%, 13%, 27% et 55% de l’ensemble). […] Par ailleurs, en 2024, on compte 18 973 points de vente de la presse, soit 595 de moins qu’en 2023, ce qui représente 3% de fermetures. Le réseau traditionnel, composé de tabacs-presse, bars, librairies-papeteries et alimentations, représente les deux tiers de ces diffuseurs. Leur nombre a reculé de 28% au cours de la décennie. »
En savoir plus sur l’étude globale