29 juin 2026. Le média luxembourgeois Virgule a publié une interview de Gilles Roth, ministre des Finances du Grand-Duché, dans laquelle il affirme sans détour : « Nous ne pouvons pas nous passer du quelque 1,5 milliard d’euros provenant des taxes sur le tabac ». En additionnant accises et TVA liés au tabac, le Luxembourg obtient ce montant astronomique pour un pays où vivent seulement près de 700 000 personnes, dont la moitié n’est pas citoyens du Grand-Duché.
Le ministre luxembourgeois Gilles Roth explique sa position : « Ceux qui critiquent aujourd’hui le déficit budgétaire sont souvent les mêmes qui réclament de renoncer aux recettes issues de la vente de tabac. Je m’efforce de maintenir le déficit aussi bas que possible face à tant de défis. Je le dis en toute franchise : dans le contexte actuel, nous ne pouvons pas, à court terme, nous passer des recettes provenant de l’industrie du tabac. Le ministre des Finances n’oblige personne à fumer. Il n’oblige pas non plus personne à acheter des cigarettes au Luxembourg. Si les gens le font, je pars du principe qu’ils le font de leur plein gré. Le ministre des Finances n’est pas non plus celui qui dit à un salarié touchant le salaire minimum qu’il doit payer 11 euros pour un paquet de cigarettes. En matière de taxation du tabac, nous n’évoluons pas en vase clos, mais dans le cadre des règles européennes relatives aux droits d’accise et à la TVA. Si d’autres pays augmentent davantage leurs taxes et que les cigarettes deviennent ainsi nettement plus chères, c’est leur décision. Quiconque réclame autre chose devrait également indiquer publiquement combien le paquet de cigarettes devra coûter à l’avenir pour le consommateur et comment ces recettes seront compensées. Jusqu’à présent, je n’ai entendu aucune proposition convaincante à ce sujet, ni au Parlement ni dans le débat public. En tout état de cause, une taxe sur le sucre ne permettra pas de générer des recettes de cet ordre de grandeur. »
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