23 janvier 2026. Suite à la conférence de presse de l’Unifab à Paris sur la contrefaçon de cigarettes, deux des principaux cigarettiers de France ont tenu à réagir.
Pour Imperial Brands-Seita : « Imperial Brands-Seita salue l'initiative portée par l’Union des fabricants, avec les soutiens du vice-président de l’Assemblée nationale Christophe Blanchet, de la Gendarmerie nationale et ainsi que de la Confédération des buralistes. Élément majeur qui structure désormais le commerce parallèle de tabac, la contrefaçon est trop souvent minimisée par les pouvoirs publics, alors qu’elle représente désormais 40% du marché illicite. S’il apparaît urgent de sensibiliser le consommateur aux impacts économiques, sanitaires et sécuritaires de la contrefaçon, il est impérieux que l’État s'en saisisse. Aussi nous réitérons une demande de longue date de notre entreprise : créer un document annuel spécifique recensant les saisies, les condamnations, et les données de consommation hors réseau officiel, résultant de la coopération des différents ministères et des parties prenantes du secteur. Cette première étape est essentielle à la compréhension et au dimensionnement du phénomène, pour permettre la mise en œuvre par l’Autorité publique d’actions concrètes et efficaces afin de lutter contre ce fléau. »
Selon JTI France : « JTI souligne l’importance de la nouvelle campagne de sensibilisation de l’Unifab sur l’explosion des ventes de contrefaçon des produits du tabac. Selon les dernières estimations publiques prenant en compte le phénomène du marché parallèle, les chiffres sont alarmants : 38% en 2023 (EY) ; 49% en 2024 (KPMG) ; 54% en 2025 (EPS – WSPM), correspondant à des pertes fiscales évaluées entre 4 et 8 milliards d’euros par an. JTI appelle à une action conjointe de l’ensemble des acteurs concernés, reconnue et soutenue par les pouvoirs publics, afin de lutter efficacement contre ce fléau, principalement alimenté par un niveau de fiscalité trop élevé en France. »
Pour Benoît Bas, directeur des Affaires publiques de JTI France : « Derrière l'ampleur du phénomène – plus de 50% des produits consommés provenant du marché parallèle – on trouve des réseaux internationaux de criminalité organisée. Quand on achète une cartouche illicite, on finance une cartouche de kalachnikovs. Il est donc urgent que l’Unifab et, plus largement, l’ensemble des acteurs de la filière et surtout les pouvoirs publics agissent contre ce phénomène de la contrefaçon des produits du tabac, encore trop méconnu des consommateurs. »
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Benoît Bas, directeur des Affaires publiques de JTI France