Tabagisme Hausse de la prévalence tabagique : « Repenser la politique de santé publique pour permettre aux fumeurs de sortir de la cigarette »
Publié le , source : Philip Morris France

13 décembre 2022.
La filiale française du cigarettier américano-suisse Philip Morris a publié un communiqué commentant les derniers chiffres de prévalence tabagique publiés par Santé publique France pour 2021 et y constate : « une hausse conséquente du nombre de fumeurs à 31,9 % de la population adulte française en 2021, là où ils étaient 30,4 % en 2020. La France compte donc 15 millions de fumeurs ».
Selon le communiqué de PMF :
« Ceci force à conclure que la politique de santé publique basée sur la hausse des taxes, relancée cette année dans les discussions du PLFSS, a atteint ses limites et qu’il est temps d’intégrer une approche de réduction des risques. La tendance à la hausse, pour la seconde année consécutive, du taux de prévalence en France vient questionner une nouvelle fois l’efficacité d’une stratégie de lutte qui a pour principal bras armé le levier fiscal. Entre 2018 et 2022, le prix du paquet de cigarettes en France est passé de 7,05 € à 10,50 €, alors que dans le même temps la prévalence tabagique est passée de 30,4 % à 31,9 % et que le tabagisme quotidien atteint un niveau très élevé (25,3 %). »
Et Philip Morris France de proposer en exemple la solution britannique :
« Pour lutter contre la cigarette, la France devrait pouvoir s’inspirer de pays qui, tel le Royaume-Uni, réussissent à réduire leur nombre de fumeurs en misant sur l’innovation, la science et la réduction des risques. C’est cette approche de réduction des risques qui a permis au Royaume-Uni de réduire drastiquement sa prévalence tabagique. Le nombre de fumeurs est ainsi passé de 30 % en 2000, à 19,3 % (18 ans et plus) en 2012 et à 13,3 % en 2021, selon les données publiées par le gouvernement britannique le 6 décembre 2022. »
Selon Jeanne Pollès, présidente de PMF:
« Pour la deuxième année consécutive, on observe une prévalence tabagique qui augmente, tendance qui illustre l’inefficacité de la politique en place. Il devient urgent de regarder avec moins d’œillères l’approche de réduction des risques que certains de nos voisins européens déploient avec succès dans la réponse à apporter aux fumeurs pour qu’ils arrêtent la cigarette. En dépit des efforts colossaux déployés par nos gouvernements successifs et principalement basés sur la taxe, la France reste le mauvais élève dans la lutte contre le tabagisme. Il est grand temps de s’emparer de la science existante et des pratiques qui font leur preuve dans d’autres pays, tels que le Royaume-Uni, pour repenser la politique de santé publique en la matière. Plutôt que de se borner à augmenter les taxes, il devient critique d’investir dans la science et l’évaluation de ces produits moins nocifs afin de donner aux fumeurs les informations qui leur permettront de faire un bien meilleur choix que de continuer de fumer. »
