Marché parallèle Région Auvergne Rhône-Alpes : « La contrefaçon de cigarettes est passée de 2,5 % en 2019 à 16,4 % en 2021 »
Publié le , source : Philip Morris France

6 décembre 2022.
Après sa rencontre-débat sur la contrebande-contrefaçon de tabac du 23 juin 2022 à Paris, la filiale française du cigarettier américano-suisse Philip Morris International a organisé un second volet à Lyon. Le thème de cette table ronde était cette fois : « La région Auvergne Rhône-Alpes, plaque tournante des trafics de cigarettes en France : Quels impacts ? Comment faire face ? »
Selon le communiqué de PMF :
« La région AURA est particulièrement touchée par cette consommation de cigarettes illicites, avec en particulier un taux de contrefaçon qui est passé de 2,5 % en 2019 à 16,4 % en 2021. La région AURA représente ainsi 12,6 % de la consommation nationale de contrefaçon. 2,4 millions de paquets contrefaits ont été consommés à Lyon en 2021. […] 40 % des volumes de contrefaçons de cigarettes concernent les points de deal. »
Pour Daniel Bruquel, chef du service Prévention du commerce illicite de Philip Morris France :
« Pour les fumeurs, il est indéniable que la hausse des taxes va augmenter le trafic de cigarettes de contrefaçon : d’ailleurs, ils y ont déjà recours massivement. En plus de ce qu’il induit comme pertes économiques pour les buralistes ou l’État, ainsi que les nuisances sur les riverains, ce fléau dissuade le fumeur d’arrêter la cigarette du fait des très bas prix des cigarettes illicites. »
Selon Didier Douilly de la société Webdrone, spécialiste de la lutte contre les trafics sur Internet :
« Le démantèlement des sources d’approvisionnement, au-delà des réseaux locaux de distribution, doit être une vraie priorité pour assécher durablement les réseaux qui alimentent et trompent les consommateurs que ce soit au travers des points de deal physiques ou par l’intermédiaire des réseaux sociaux. »
Pour Émile Leclerc, directeur des Études chez Odoxa :
« 90 % des fumeurs estiment que la hausse des taxes va enrichir les trafiquants sans faire baisser le nombre de fumeurs. Si les fumeurs sont si nombreux à penser que la mesure va augmenter le trafic parallèle ou illégal, c’est parce qu’eux-mêmes l’ont déjà éprouvé personnellement lors de précédentes hausses : ainsi, 63 % reconnaissent par le passé avoir déjà acheté des cigarettes ailleurs que chez leurs buralistes ; 65 % d’entre eux pensent que cette nouvelle hausse les incitera à le faire de nouveau. »
