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Édito | Un été compliqué... mais toujours plus d'opportunités!

L'été 2023 n'aura pas été des plus simples pour les buralistes. Malheureusement, le réseau a été fortement touché par les émeutes du 27 juin au 5 juillet, avec 545 sinistres enregistrés par les assureurs. Pillage, destruction... Toute l'équipe de la Revue des Tabacs apporte son soutien aux buralistes (et à leurs familles) touchés par ces tristes événements.
Au rayon des mauvaises nouvelles, les derniers résultats de l'étude du cabinet KPMG font froid dans le dos: la part du marché parallèle (contrebande, contrefaçon et achats transfrontaliers) dans la consommation de tabac est passée de 28,55 % en 2018 à 39,74 % en 2022 (voir page 6). La France, plus que jamais eldorado des trafics, puisque la contrefaçon de cigarettes vendue en France représente plus de 61 % de celle recensée en Europe selon la même étude. Côté achat transfrontalier, rappelons par ailleurs le maintien d'une aberration historique avec Andorre, d'où l'on peut revenir avec 300 cigarettes, alors que tous les autres pays (UE ou hors UE) sont limités à 200 (voir page 8).
Avec tout ça, il n'est pas étonnant que l'on constate toujours une décroissance du tonnage livré par Logista, avec -7,4 % sur tous les segments de tabac confondus de janvier à juillet 2023... après les -6,7 % en 2022 et -6,2 % en 2021 (voir page 8).


Il n'y a pas que sur les produits du tabac que les choses paraissent être faites de travers. La Commission européenne envisage notamment d'interdire les arômes pour les e-liquides. Ce contre quoi l'association de vapoteurs Sovape a lancé une pétition « Merci la vape » ouverte jusqu'au
30 septembre 2023. Au 28 août, près de 34 000 personnes avaient signé. Cette interdiction des saveurs d'e-liquides aurait bien évidemment un effet néfastesur le sevrage tabagique, mais aussi sur l'emploi en France puisque de nombreux fournisseurs ont leurs propres usines dans l'Hexagone (voir page 60).


Dans ce contexte difficile, nous sommes tout de même partis à la rencontre des meilleurs débitants de tabac dans chacune des 12 régions de la France continentale, hors Corse. Ils enregistrent des évolutions de chiffre d'affaires (CA) tabac très divers en positif ou en négatif. Mais beaucoup préfèrent comparer leur CA 2022 à celui de 2019 (voir page 38). Ces commerçants sont l'une des preuves que le réseau reste dynamique et plein d'opportunités. Au-delà des ventes de vapes et de CBD qui se portent toujours bien (voir notamment l'interview de l'association des planteurs de chanvre, page 63), les outils de gestion diversifient toujours plus leur offre de produits numériques. Par exemple, les terminaux Strator, avec Libon, proposent des crédits mobiles ou Internet à envoyer à ses proches, quand Bimedia lance un nouveau logiciel d'encaissement en restauration (voir page 17) et une solution avec DeluPay pour remplacer les paiements par cartes bancaires (voir page 65). N'oublions pas la FDJ, qui développe son programme Nirio pour que les particuliers puissent régler leurs factures du quotidien et leurs taxes chez leurs buralistes.
Ainsi, malgré les difficultés de certains secteurs économiques, les buralistes peuvent toujours compter sur leur statut de commerce « essentiel » et sur la présence dans le réseau de 9 à 10 millions de clients captifs.

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