25 mars 2026. La police de la province allemande de Bavière a annoncé qu’« en l’espace de moins d’un mois, deux décès et une personne hospitalisée en réanimation ont été signalés en lien avec la consommation de cigarettes électroniques, qui étaient notamment contaminées par l’opioïde de synthèse étodécitramide. » Ces produits illicites, probablement en provenance de Chine, ont « une puissance similaire à celle du fentanyl et des nitazènes constituent un risque important pour la santé des utilisateurs, notamment en cas d'association avec des benzodiazépines, du GBL, de l'alcool ou d'autres substances psychoactives ».
De son côté, la Verband des eZigarettenhandels (VdeH), qui est une association allemande de détaillants de cigarettes électroniques, a exigé le 29 mars 2026 que les dangers posés par les produits illégaux soient davantage mis en lumière et que les consommateurs soient spécifiquement informés des risques liés au marché noir du vapotage.
Pour Oliver Pohland, directeur général de la VdeH : « Ces substances n’ont pas leur place dans les cigarettes électroniques. Les produits légaux vendus par les revendeurs spécialisés n’en contiennent pas et sont soumis à des exigences et des contrôles légaux stricts. Ce genre de cas relève exclusivement du marché noir, où les produits circulent sans aucun contrôle de qualité et souvent au mépris de la protection des jeunes et des consommateurs. La lutte durable contre le marché noir ne peut être menée qu’à travers des contrôles rigoureux et une éducation approfondie. Or, les initiatives politiques actuelles vont souvent à l’encontre de ce principe et ne feront que renforcer le commerce illégal. »
Rappel : la Verband des eZigarettenhandels (VdeH) est une association de détaillants de cigarettes électroniques fondée en 2011.
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