17 février 2026. La filiale française, Seita, du cigarettier britannique Imperial Brands a publié un communiqué au sujet du trafic de tabac et de ses conséquences. Malgré tout : « le gouvernement a défendu l’exclusion du trafic de tabac du champ de compétences de la police municipale – alors même qu’il s’agit d’une criminalité notoirement financée par des réseaux internationaux, pouvant alimenter d’autres activités criminelles, y compris le terrorisme ».
Selon le communiqué d’Imperial Brands-Seita : « Dès 2022, Gabriel Attal déclarait : “nous voulons punir les trafiquants de tabac comme ceux des stupéfiants.” Plus récemment, dans le cadre du projet de loi sur la police municipale, Laurent Nunez a confirmé la réalité du phénomène en assurant que le trafic de tabac est aujourd’hui “organisé comme le trafic de stupéfiants dans notre pays” […] Dans toutes les communes, les maires prennent quotidiennement des arrêtés pour tenter d’endiguer la prolifération de commerces dits “de façade” – barbershops, épiceries de nuit, restaurants éphémères, etc. Ces établissements servent souvent de structures de blanchiment pour l’argent issu des trafics. Comme le rappelle la sénatrice Nathalie Goulet : “Si vous voulez lutter contre le blanchiment, il faut combattre les entreprises éphémères, cheval de Troie de la criminalité. […] La police municipale, dont les effectifs ont augmenté de 45 % depuis 2012 (28 000 agents) est devenue le dernier maillon essentiel de la sécurité de proximité.”
Pourtant son action reste freinée par : une architecture juridique inadaptée ; un manque de personnels d’encadrement ; un accès limité aux outils nécessaires pour identifier les réseaux ; une coordination encore insuffisante avec l’État.
Imperial Brands-Seita propose plusieurs mesures pragmatiques, afin de renforcer la lutte contre les réseaux criminels : élargissement des compétences judiciaires des polices municipales ; accès sécurisé à certains fichiers indispensables pour identifier les trafics ; création de filières de formation dédiées pour renforcer les encadrants (catégories A et B) ; intégration des dispositifs de participation citoyenne (type “Voisins Vigilants”) dans les centres de supervision urbains ; généralisation des conventions de coordination entre État et communes. »
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