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La Fédération interprofessionnelle de la vape, Fivape, a commandé pour la deuxième année une enquête à OpinionWay : « Analyse et mise en perspective… auprès des vapoteurs actuels et passés ». L’enquête a été réalisée du 11 au 21 septembre 2026 sur un échantillon de 3 729 personnes, représentatif de la population française, âgées de 18 ans et plus, dont 1 426 consommateurs actuels ou passés de la cigarette électronique.

Selon l’étude OpinionWay :

« La clientèle des bureaux de tabac (27%) et des commerces non spécialisés (19%) est plus majoritairement composée de consommateurs occasionnels et de vapofumeurs, et plus souvent pour se procurer des produits jetables, pods scellés (industrie du tabac) ou néo-puffs (liquides importés).

Les commerces spécialisés dominent très largement le marché (47% des acheteurs). Leur clientèle est plus majoritairement composée de vapoteurs exclusifs et/ou quotidiens, et principalement pour les produits “traditionnels” de la vape ouverte destinée au sevrage tabagique : contenants rechargeables, flacons de 10 ml nicotinés ou grands formats DIY – do it yourself – sans nicotine avec ajout de fioles de 10 ml nicotinés. »

Les recommandations de la Fivape :

« Avec les substituts arrivés dans les années 1990 et l’essor massif de la vape depuis 2010, la nicotine est devenue l’aide principale, et presque unique (80%), pour l’arrêt du tabac. Toute entrave à son usage est de facto contre-productive pour la lutte contre le tabagisme.

Les substituts nicotiniques sont remboursés intégralement par l’assurance maladie pour favoriser leur usage. Les produits du vapotage sont assujettis à 20% de TVA, et cela ne semble pas avoir freiné leur essor. Par contre, toute taxe supplémentaire sur l’outil le plus populaire pour arrêter de fumer serait inadmissible, contraire à l’éthique et à l’objectif de lutte contre le tabagisme pour la santé publique.

L’interdiction des arômes nuirait aux usages actuels des vapoteurs et réduirait la réussite des sevrages. Par contre, les recherches doivent se poursuivre pour exclure les molécules douteuses afin de garantir le maximum de sécurité sur les produits. Cette surveillance incombe au ministère de la Santé et à ses agences sanitaires et scientifiques.

Le projet de paquet neutre doit être abandonné par ses porteurs. Les produits du vapotage ne doivent pas être confondus avec les cigarettes. Interdits de publicité, les fabricants doivent pouvoir exprimer librement la singularité de leurs produits au moins sur leur emballage, à commencer par se distinguer de ceux de l’industrie du tabac.

Le savoir-faire des commerçants indépendants doit être reconnu et protégé. La Fivape propose d’établir un registre officiel des vendeurs de produits de vapotage auprès du ministère de la Santé. Fondé sur l’objet social, ce registre permettrait d’écarter les commerces non spécialisés qui n’apportent aucun conseil d’usage pour arrêter de fumer et qui privilégient la vente de produits jetables, les plus néfastes pour l’environnement et les plus accessibles aux jeunes, faute d’un contrôle strict de l’âge.

Compte tenu de son impact majeur sur l’arrêt du tabac et de ses bénéfices pour la santé publique, la diabolisation insensée de la nicotine non fumée doit cesser. Et les pouvoirs publics devraient répondre au plus vite à l’injonction de l’ANSES concernant l’amélioration de l’information du public et des professionnels de santé sur le vapotage. »

Les principales données du sondage :

  • 80% des fumeurs qui ont arrêté avec une aide utilisent de la nicotine (pour les substituts 31% ou pour la vape 48,3%)
  • 11% de la population des 18 ans et plus déclare vapoter quotidiennement
  • 11% de la population des 18 ans et plus déclare vapoter occasionnellement
  • 54% des vapoteurs quotidiens sont des vapofumeurs
  • 47% des personnes interrogées déclarent acheter leurs produits dans les commerces spécialisés
  • 27% des personnes interrogées déclarent acheter leurs produits dans les bureaux de tabac
  • 19% des personnes interrogées déclarent acheter leurs produits principalement dans des commerces non spécialisés, grandes surfaces ou épiceries
  • 6% des personnes interrogées déclarent acheter leurs produits au marché noir
  • 12% des vapoteurs ne consomment que l’arôme tabac
  • 82% des vapoteurs consomment des liquides qui ne dépassent pas le taux de 10 mg/ml de nicotine

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Sujets
Tabagisme
Segments de produits
Cigarettes électroniques