Fiscalité du tabac Rapport parlementaire sur le tabac : Quatre cigarettiers se félicitent du travail des députés
Publié le , source : JTI France, Seita, Philip Morris France, BAT France

29 septembre 2021.
Suite à la publication du rapport de la Mission d’information sur la consommation de tabac et le rendement de sa fiscalité pendant le confinement, plusieurs fabricants de cigarettes et tabacs à rouler ont tenu à réagir.

Benoit Bas, porte-parole de Japan Tobacco International France (Camel, Winston…) :
« Nous saluons le travail effectué par la commission, qui permet enfin d’avoir un consensus sur un phénomène que nous dénonçons depuis des années. Ce rapport démontre bien qu’avec les prix les plus hauts d’Europe, la France détient aussi le record du niveau de consommation et, désormais, celui du plus haut niveau de contrebande. Il convient donc de repenser totalement la politique fiscale sur les prix du tabac à l’aune de ces conclusions. »

Seita, filiale d’Imperial Brands (Gauloises, News…) :
« La publication du rapport de la commission Woerth, initiée en juillet 2020 et relative à l’évolution de la consommation de tabac pendant le confinement, reconnait officiellement que « la conséquence directe de l’alourdissement de la fiscalité du tabac est une diminution progressive des volumes vendus au sein du réseau des buralistes ». En parallèle, les rapporteurs estiment que « l’État doit davantage tenir compte des effets produits par la politique fiscale du tabac sur l’évolution du marché parallèle ». Nous ne pouvons que souligner la qualité du travail réalisé par la commission, et espérons que certaines de préconisations émises lors de la présentation du rapport à l’Assemblée nationale, particulièrement celle d’un observatoire annuel, seront rapidement mises en place. »

Jeanne Pollès, présidente de Philip Morris France (Marlboro, Philip Morris…) :
« Nous saluons le travail de cette mission qui démontre l’intérêt des autorités sur le sujet des marchés parallèles. Le rapport fait mention de propositions sur lesquelles le gouvernement va devoir se pencher pour prendre les mesures qui participeront à endiguer ce phénomène dont les fumeurs, l’Etat, les buralistes et les fabricants sont ensemble les premières victimes. De manière générale, il est important de souligner à quel point la hausse des taxes – et donc des prix – a eu comme conséquence directe d’une part le développement de ce marché parallèle et d’autre part la réduction du pouvoir d’achat des fumeurs qui sont toujours plus de 11 millions en France. Cette politique basée sur l’augmentation des taxes a donc montré ses limites et il est désormais plus qu’urgent de rassembler les énergies pour construire une politique de santé publique pragmatique et efficace, à l’image du modèle mis en place dans de nombreux pays. Ainsi, l’exemple du Royaume-Uni est très significatif. Depuis la mise en place d’une politique basée sur le continuum du risque, le taux de prévalence tabagique y est tombé à 12 % quand il atteint toujours 25 % en France. »

Vincent Zappia, responsable des affaires externes combustibles BAT France :
« Ça fait des années que nous (BAT) disons que la réalité de la consommation du tabac va bien au-delà de la simple consommation légale et que l’augmentation du prix a démontré ses limites. On note d’ailleurs une montée quasi exponentielle de la contrefaçon, qui a atteint le chiffre exceptionnel de 21% du marché illégal au dernier trimestre 2020. Il faut réfléchir à des mesures d’accompagnement et d’informations du consommateur que les buralistes pourraient relayer car ils sont le premier commerce de proximité. »