Marché parallèle « Lutter contre la contrefaçon et promouvoir les alternatives au tabac »
Publié le , source : Philip Morris International

8 février 2022.
Le média Ouest-France a publié une interview de Grégoire Verdeaux, vice-président aux affaires extérieures du cigarettier suisse PMI. Un entretien dans lequel il revient sur les diverses problématiques françaises : les hausses des prix qui entretiennent les baisses de volumes de tabac vendu mais qui ne réduisent pas le tabagisme ; la forte croissance de la contrefaçon des produits en France… Voici quelques extraits de l’interview…
Grégoire Verdeaux, vice-président aux affaires extérieures, PMI :
« Il n’y a pas de lien entre la baisse des ventes et la consommation de cigarettes. La France possède la prévalence tabagique la plus élevée d’Europe de l’Ouest, ce qui est en contradiction avec les chiffres annoncés sur la baisse des ventes de 6 % l’an dernier. […] À lui seul, le pays concentre 60 % des cigarettes illicites en circulation dans l’Union européenne. C’est une manière pour les fumeurs de faire face à la hausse des prix. Une partie de la consommation a complètement disparu du radar. Dans le même temps, une partie des fumeurs de cigarettes sont passés à des alternatives moins nocives pour la santé, comme le vapotage. Pour un point de moins de prévalence tabagique, vous avez un demi-point de plus de vapoteurs sur le marché. […] Sur les 50 milliards de cigarettes consommées en France chaque année, 15 milliards ne sont pas achetés chez le buraliste. […] La contrefaçon est en explosion avec au moins 6 milliards cigarettes en circulation en 2021. Avant il existait aussi des usines de fausses cigarettes en Belgique. Maintenant, elles existent aussi en France, la première du genre a été démantelée en région parisienne en décembre dernier. […] Un fumeur adulte consacre en effet entre 2 100 et 2 300 € par an au tabac. […] Si on ne fournit pas de solution aux fumeurs, on les met en position d’aller se fournir sur le marché parallèle. La solution pour faire baisser la consommation, c’est d’offrir des alternatives aux fumeurs. Au Royaume-Uni, la prescription de la cigarette électronique va être remboursée par l’équivalent de la Sécurité sociale. C’est une décision logique, le vapotage expose moins aux substances toxiques que la cigarette. […] Ce sont plus de 7 milliards d’euros qui ont été investis depuis 10 ans [dans les alternatives au tabac dont le tabac à chauffer, NDLR]. Aujourd’hui, ce qui tire notre croissance et nos résultats, c’est le passage aux alternatives au tabac. Elles représentent déjà 30 % de notre chiffre d’affaires, nous voulons atteindre 50 % en 2025, soit 880 millions d’euros grâce aux produits sans nicotine. Après Vectura, Fertin Pharma et Otitopic, nous nous donnons la possibilité d’acquérir d’autres entreprises dans le secteur de la santé. L’objectif est de pouvoir proposer toute une série de produits qui correspondent au bien-être et sont positifs pour la santé. Nous développons aussi notre propre produit de vapotage commercialisé en Italie et en République tchèque. »
