Marché parallèle Étude contrebande-contrefaçon : 55,4% des cigarettes consommées en France ne sont pas achetées chez les buralistes
Publié le , source : JTI France

8 avril 2026.
« En moyenne en 2025, 55,4% des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du marché domestique, contre 44,7% un an plus tôt », selon le cabinet WSPM Group, qui a publié les résultats de son étude Empty Pack Survey (EPS) – France, quatrième trimestre 2025. Le dernier opus de cette enquête (publiée depuis plus de dix ans) a été mené au second semestre 2025 et couvre « environ 22% de la population », et « repose sur la collecte et l’analyse de plus de 11 000 paquets vides de cigarettes dans plus de 120 villes françaises ».
Le cigarettier Japan Tobacco International France, qui a financé l’enquête, souligne ses principaux enseignements :
« En moyenne, 55,4% des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du marché domestique, contre 53,9% lors de la précédente vague et 44,7% un an plus tôt. Cette étude confirme qu’il s’agit d’environ 80% de contrebande et achats transfrontaliers, ainsi que 18,8% de contrefaçon). Ce phénomène implique un manque à gagner pour l’État estimé entre 5 et 8 milliards d’euros. Les principales origines non domestiques (hors contrefaçon) sont : Algérie (9,1%), duty free (7,4%) et Luxembourg (4,4%). Ces flux traduisent l’importance des achats transfrontaliers et le rôle croissant de certains pays tiers dans l’approvisionnement parallèle. Les marques les plus présentes dans le non-domestique sont : Marlboro (Philip Morris International) avec 36,9% des paquets collectés, Philip Morris (PMI) à 5,7%, American Eagle (METCO) à 2,6%, Winston (JTI) à 2,5%. Les villes les plus touchées en France sont La Roche-sur-Yon (71,7%), La Rochelle (69,2%) et Blois (68,9%). Ainsi, dans ces territoires, plus de deux cigarettes sur trois consommées proviennent de circuits parallèles. »
Focus régional
Les pourcentages ci-dessous indiquent la part de cigarettes consommées qui ne proviennent pas du marché domestique français, et le classement des villes les plus impactées par ce phénomène par région…
Île-de-France
- Montreuil : 60,4%
- Boulogne-Billancourt : 56,4%
- Saint-Denis : 56%
- Versailles : 56%
Provence-Alpes-Côte d’Azur
- Avignon : 63,9%
- Toulon : 63,6%
- Aix-en-Provence : 62,9%
- Nice : 59,6%
Grand Est
- Thionville : 67,6%
- Metz : 61,5%
- Troyes : 61,2%
- Reims : 60,8%
- Nancy : 55,6%
Occitanie
- Montauban : 67,1%
- Perpignan : 65,2%
- Narbonne : 65,1%
- Montpellier : 56,8%
Hauts-de-France
- Wattrelos : 67,5%
- Douai : 60,8%
- Tourcoing : 60,5%
- Saint-Quentin : 57,3%
- Roubaix : 57,1%
Bretagne
- Rennes : 64,5%
- Lorient : 60,1%
- Quimper : 59,9%
- Brest : 58,1%
- Saint-Malo : 53,5%
Normandie
- Caen : 65%
- Le Havre : 59,1%
- Rouen : 57,9%
- Cherbourg-Octeville : 52,9%
- Évreux : 47,9%
Nouvelle-Aquitaine
- La Rochelle : 69,2%
- Limoges : 64,8%
- Pau : 63%
- Brive-la-Gaillarde : 61,1%
- Bayonne : 60,8%
Pays de la Loire
- La Roche-sur-Yon : 71,7%
- Laval : 62,7%
- Nantes : 59,7%
- Le Mans : 57,4%
- Saint-Nazaire : 55,1%
Bourgogne-Franche-Comté
- Dijon : 61,4%
- Nevers : 61,3%
- Belfort : 60%
- Auxerre : 59,3%
- Chalon-sur-Saône : 55,1%
Auvergne-Rhône-Alpes
- Caluire-et-Cuire : 62,5%
- Valence : 58,8%
- Annecy : 55,9%
- Villeurbanne : 55,8%
- Saint-Étienne : 54,7%
Centre-Val de Loire
- Blois : 68,9%
- Joué-lès-Tours : 67,6%
- Orléans : 57,8%
- Chartres : 56,4%
- Tours : 55,5%
Pour Benoît Bas, directeur des Affaires publiques de JTI France :
« Le constat est sans appel : le marché parallèle du tabac explose et atteint un niveau inédit en France. Chaque euro dépensé pour le marché parallèle, ce sont des milliards en moins pour l’État – entre 5 et 8 milliards – et autant qui alimentent directement le crime organisé. »
