Cigares États-Unis : vers une nouvelle définition du fait-main ?
Publié le , source : Cigar Association of America

11 juin 2025.
La Cigar Association of America (CAA) a publié un communiqué sur le problème de définition réglementaire du cigare fait main qui l’oppose à l’agence sanitaire fédérale américaine : la Food and Drug Administration (FDA). Une question qui pourrait un jour trouver un écho en France, en raison de la forte pression des antitabac sur le cigare-cigarillo et y compris sur les gros modules premium dégustés de façon raisonnée.
La CAA a ainsi déposé le 6 juin 2025 un mémoire auprès du tribunal du district de Columbia aux États-Unis, qui propose une définition en une demi-douzaine de points du cigare premium : il est enveloppé dans une feuille de tabac entière ; il contient une sous-cape à 100 % en feuilles de tabac ; il est roulé manuellement la cape, la sous-cape et la tripe ; il n’y a pas de filtre, ou d’embout buccal ; il pèse plus de six livres (environ 500 grammes) pour 1 000 unités, soit presque 3 grammes minimum par cigare (comme pour la définition des douanes françaises) ; il autorise certains arômes caractéristiques…
La FDA et deux associations (Premium Cigar Association, PCA et Cigar Rights of America, CRA) doivent répondre aux modifications proposées par la CAA pendant l’été 2025 auprès de la justice américaine.
Selon Scott Pearce, président de la CAA :
« La Cour d’appel a reconnu que la définition d’un cigare haut de gamme n’avait jamais été pleinement validée, ni par la réglementation de la FDA ni par les procédures judiciaires. L’ordonnance de la Cour d’appel a enfin donné à l’industrie l’occasion de fournir des données scientifiques, juridiques et factuelles pour étayer une définition appropriée. La CAA soutient pleinement une définition incluant tous les cigares que le marché reconnaît depuis des décennies comme étant de qualité supérieure, et qui ont fait l’objet des recherches scientifiques sur lesquelles le juge Mehta s’est appuyé pour statuer. Les enquêtes et les bases de données qui suivent les habitudes de consommation des produits du tabac ont confirmé qu’il n’existe aucune base scientifique permettant de conclure que les jeunes consomment des “cigares de qualité supérieure”, qu’il s’agisse de cigares traditionnels ou de cigares aromatisés roulés à la main. Par conséquent, exclure ces produits serait arbitraire et contraire à l’esprit et à l’intention de la décision. »

Pour Javier Estades, président du conseil d’administration de la CAA :
« La façon dont nous cultivons, vieillissons et affinons le tabac et roulons les cigares n’a pas vraiment changé depuis un siècle. La réglementation devrait protéger tous ces cigares, ceux que les consommateurs trouvent dans les caves à cigares de milliers de magasins à travers le pays et qu’ils achètent chaque jour. »

Rappel : La CAA représente les fabricants de cigares, les importateurs, les distributeurs, ou les fournisseurs de l’industrie.